Les années 70

Les années 70, l’épopée des « Sans Permis »

 

Prototype « Mini Comtesse »

 

1967 : L’importateur Lambretta pour la France, Henri Willame, au Salon de l’Auto de Paris, présente deux prototypes de voiturettes à moteur 125 cm3 :

 

 

 

1969 : Emile Boussereau construit à Villeneuve la Comtesse (17), les premières Mini Comtesse à moteur 49 cm3.

 

1970 : La société KVS, héritière de la société NEW MAP qui fabriqua les Solyto des années 50 et 60, construit la Mini 1, quadricycle à moteur 125 cm3.

  

 

1972 : Raoul Teilhol, présente sa Citadine à propulsion électrique (puissance équivalente à un moteur 49 cm3)

 

1972 : Lancement de production de la «Porquerolles», de La Voiture Electronique, véhicule électrique à trois roues conduisible avec un « joystick »

 

1974 : Monsieur Riboud, promoteur immobilier peut enfin livrer en même temps que ses appartements une voiturette à trois roues motorisé par un Sachs 49 cm3 et qui portera son nom.

 

1974 : Monsieur Willam enrichi sa gamme avec l’arrivée d’une voiturette 49 cm3 construite en Italie par Casalini, la Sulky.

 

Et voilà le départ des deux gammes de voiturettes construites dans ces années là, les 49cm3 ou 4KW pour les électriques, apparentées à des cyclomoteurs carrossés, donc sans permis, un conducteur de plus de 14 ans et un passager éventuel de moins de 14 ans ; et les 125 cm3 conduisibles à partir de 16 ans avec le permis moto 125 cm3 ( à l’époque juste un examen théorique). Il s’est produit pour ces voiturettes le même engouement de petits constructeurs (et de plus grands) que dans l’après guerre.

 

Il y eut toutes sortes d’aventures : que ce soit Serge Aziosmanoff, célèbre constructeur des barquettes de course GRAC, qui « posa » sur un cyclo Peugeot GL10, une carrosserie pour en faire la Minicat (environ 200 à 300 exemplaires),

 

Michel Gaillot qui présenta ses voiturettes sur tous les salons possibles sans jamais en commercialiser alors que son projet, proche de la Mini Comtesse, était digne d’intérêt.

 

Ou des tentatives industrielles surprenantes comme la GMT (Générale de Mécanique et Thermique), filiale des Houillères du bassin du Nord et du Pas-de-Calais qui étudia (avec l’aide d’un Polytechnicien), fabriqua les moules et lança la construction de la Rivelaine.

 

Cuisant échec qui s’arrêta au bout de quelques véhicules, un concessionnaire, Gilbert Réman, racheta les « restes » et fabriqua quelques véhicules de plus. On estime la production totale entre 1981 et 1984 à une trentaine de voiturettes.

Roland de La Poype, père de la Méhari Citroën et fondateur du Marineland d’Antibes qui commercialisa près de 3000 voiturettes dont l’extraordinaire Flipper 1 dont le train avant qui portait le moteur pivotait totalement.

Eugène Lamour qui construisit quelques voiturettes avec un nom charmant, les Lamourettes.

François Durand qui tenta de transformer les Mobyx X7 Motobécane en engin à trois roues et bâché (le Kikos) et qui malgré une homologation de Motobécane ne dépassa jamais les 40 exemplaires construits.

Kikos

Et puis un nombre impressionnant de marques, d’aventures, de bricolages de génie (ou pas), qui se transformèrent pour certains en aventure industrielle.
Citer toutes les marques est difficile, mais il ne faut laisser passer aux oubliettes de l’histoire ceux qui ont contribué à leur niveau à la fabuleuse aventure de l’automobile française.

Liste des constructeurs français en 1980 : Arola, Bel, Cèdre, Cicostar, Delsaux, Duport, Erad, Flipper, Kikos, KVS , Ligier, Marden, Minicat, Mini Comtesse (ou Acoma), Simplicity, Teilhol, Vitrex, Willam.

Et puis en 1982, Erad utilise une subtilité juridique en transformant le fameux 49 cm3, moteur deux temps, par la puissance 4KW des voiturettes électriques, pour installer les premiers moteurs diesel monocylindre qui depuis sont devenus des bicylindres et font les beaux jours de la Voiture Sans Permis moderne.